#RéformeRetraites Pas de cotisations au-dessus de 120 000 € de rémunération

vendredi 24 janvier 2020

En chiffres, découvrez quels seront les impacts d'une telle mesure sur les salariés cadres.

Le projet de réforme des retraites prévoit l'abaissement du plafond de cotisation retraite : de 320 000 € actuellement à 120 000 € dans le cadre du régime universel (un plafond mensuel serait fixé à 10 000 €).

2 % des actifs seraient concernés si cette mesure est appliquée dans le cadre de la prochaine réforme. Ainsi, tous salariés percevant une rémunération supérieure à 3 fois le plafond de la Sécurité sociale, soit précisément 121 572 € en 2019.

Ce dispositif n'est pas sans conséquence immédiate pour les cotisations versées par les salariés cadres et les entreprises. A plus long terme, l'absence de cotisation signifie une baisse des droits à la retraite pour les salariés concernés. 

Alors, comment fonctionnera cette nouvelle disposition ? Quel impact sur le calcul de la retraite des cadres supérieurs ? 


Exemple pour un cadre dirigeant percevant une rémunération de 282 500 € bruts annuels 


Ainsi, avec le plafonnement de la base de cotisation de la retraite complémentaire à 120 000 €, le coût employeur va diminuer de plus de 29 000 € par an.

Cependant, le salarié se verra amputé de sa retraite de plus de 12 000 € bruts par an, soit plus de 276 000 € sur sa retraite globale (sur 23 années d'espérance de vie à la retraite).





Exemple pour un cadre dirigeant percevant une rémunération de 407 403 € bruts annuels


Ainsi, avec le plafonnement de la retraite complémentaire à 120 000 €, le coût employeur va diminuer de plus de 35 000 € par an. 

Cependant le salarié se verra amputé de sa retraite de près de 15 000 € bruts par an soit plus de 345 000 € sur sa retraite globale  (sur 23 années d'espérance de vie à la retraite). 




Une réforme qui pourrait coûter cher 


La réforme du plafond de cotisation retraite (de 320 000 € à 120 000 € annuel) pourrait coûter près de 3,7 milliards d'euros par an au nouveau régime universel. 

Pourquoi ? 

Les cadres cotisent aujourd'hui au plafond de 320 000 €. Les futurs cadres auront dans le cadre du système universel, une retraite inférieure (équivalent à la baisse des cotisations). Ils cotiseront donc moins que leurs ainés. Mais il faudra financer les retraites de cadres ayant cotisé jusqu'au plafond de 320 000 €. Ce serait donc au régime universel de verser les pensions pour les cadres actuels de 2025 à 2040 (pour les revenus compris entre 120 000 € et 320 000 €).

2 % de la population serait concernée pour un coût estimé à 3,7 milliards d'euros par an.
 



 




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Ecrit par la rédaction de Simul-retraite.fr



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