Retraite : les 5 points à vérifier

mardi 19 novembre 2019

Documents, âge de départ, malus, rachat de trimestres et départ tardif : faites le point pour optimiser votre départ à la retraite !

Vous êtes nombreux à ne pas savoir comment anticiper votre départ à la retraite et à être un peu perdu dans l'anticipation des démarches et des points à vérifier en amont. 

Voici quelques pistes pour vous rassurer et partir à la retraite en toute sérénité ! Vous n'aurez plus qu'à prévenir votre employeur et attendre votre indemnité de départ à la retraite le cas échéant. 


Faites le point sur les documents à éditer


Sachez tout d'abord qu'il est possible d'accéder à tout moment à votre relevé de carrière en ligne. Vous pouvez donc faire le point sur votre carrière dès que vous le souhaitez à partir du moment où vous avez commencé à travailler. A partir de 55 ans, vous pourrez connaitre le montant prévisionnel de votre future retraite. 

Pour accéder à ces informations il vous suffit de créer un compte en ligne sur les sites de lassuranceretraite.fr ou info-retraite.fr.
Vous pourrez alors y télécharger votre Relevé Individuel de Situation (RIS) et / ou votre Estimation Indicative Globale (EIG).



A quel âge pourrez-vous partir à la retraite ?


Le principe est que l'âge légal de départ en retraite (première date possible pour demander la pension) est fixée à 62 ans pour les personnes nées à partir de 1955. Un départ anticipé n'est envisageable que dans certaines situations, ce sont des cas très précis soumis à de nombreuses conditions. 

Focus sur le dispositif "carrières longues" : il permet à ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont validé un certain nombre de trimestres de liquider leur retraite avant 62 ans.


Malus et rachat de trimestres


Le malus Agirc-Arrco

Sauf profils spécifiques (personnes handicapées, inaptes, retraités exonérés de la CSG, etc ...) tous les salariés du privé nés avant 1957 qui liquident leur retraite à taux plein à partir de l'âge légal voient leur pension de retraite complémentaire amputée d'un malus de 10 %  pendant 3 ans, sauf à attendre un an de plus pour liquider leur pension.

Prenons un exemple :

Vous êtes né en 1957, vous totalisez à ce jour 166 trimestres et vous souhaitez prendre votre retraite. Vous avez droit à 1 000 € de pension de retraite de base (CNAV) et 1 500 € de pension de retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO), nets de prélèvements sociaux.

Si vous décidez de liquider votre retraite sans attendre, votre pension AGIRC-ARRCO sera amputée de 5 400 € sur trois ans (150 € / mois * 36 mois).

[ Lire aussi ] Devez-vous attendre d'accéder au taux plein pour votre départ à la retraite ?

Tout l'enjeu de ce dispositif est donc de se confronter à un choix radical : accepter ce manque à gagner pour partir tôt ou accepter de travailler une année de plus pour y échapper.


Bon à savoir : 

Il est possible d'anticiper de quelques mois son départ de manière à ne pas atteindre le taux plein mais de subir un abattement définitif sur sa pension de retraite complémentaire bien moindre et qui s'avère rentable même sur le long terme.


Les éventuelles autres minorations

Si vous décidez de liquider votre retraite dès que vous avez atteint l'âge légal, mais que vous n'avez pas atteint le nombre de trimestres nécessaire en fonction de votre année de naissance :

  • Vous subirez une décote sur votre pension de retraite de base (CNAV) : qui est de 1,25% par trimestre manquant.
    Cette décote est plafonnée à 20 trimestres. Autrement dit, s'il vous manque plus de 20 trimestres votre décote sera au maximum de 25%.

  • Vous subirez un abattement définitif sur votre pension de retraite complémentaire. 
    Celui-ci est différent du malus précédemment évoqué qui ne s'appliquera pas. 


Calculez les bénéfices d'un rachat de trimestres (années d'études ou années incomplètes).

Cette option peut-être intéressante si vous souhaitez partir au plus tôt et sans que cela ait un impact sur votre pension.
Plusieurs options de rachat sont possibles. Enfin, le coût du rachat est entièrement déductible de votre revenu imposable. 
C'est donc cette opération qu'il ne faut pas négliger d'envisager. Toutefois, des calculs sont nécessaires pour déterminer si l'opération peut s'avérer rentable, en fonction de l'espérance de vie. 

Attention ! Pour le régime général, (salariés) vous ne pouvez pas racheter plus de 12 trimestres. 

Départ tardif : est-ce vraiment un avantage ?


Beaucoup de jeunes seniors, encore actifs, ont l'idée de travailleur plus longtemps pour doper le montant de leur future retraite.

Pourquoi pas ? Mais à condition de s'être bien renseigné au préalable ! 

En effet, si vous travaillez au-delà de l'âge légal et au-delà de votre nombre de trimestres requis (en fonction de votre année de naissance) vous bénéficierez d'une surcote d'1,25% par trimestre travaillé au-delà du taux plein. Mais attention cette surcote ne s'applique qu'à votre pension de retraite de base (CNAV). Cette opération peut donc se révéler beaucoup moins intéressante que prévue.

De même, vous pouvez bénéficier d'un bonus pendant 1 an sur vos pensions de retraite complémentaires (AGIRC-ARRCO) si vous décalez d'au moins deux ans votre liquidation. Là encore, il faudra chiffrer ce scénario pour pouvoir déterminer votre hypothèse de départ la plus rentable.

Enfin, vous savez sans doute qu'à partir de 67 ans, la liquidation de retraite est possible sans subir de décote sur votre pension, quel que soit le nombre de trimestres que vous avez cotisés. Vous bénéficierez d'une retraite à taux plein de manière automatique. 


Ecrit par la rédaction de Simul-retraite.fr



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