Quelle retraite pour les infirmiers et infirmières ?

mercredi 12 septembre 2018

La retraite des infirmières n’est pas la même pour toutes et tous. Les droits différents sont selon que vous travaillez dans un établissement privé, un hôpital public ou libéral.

Comment se constituer un complément de retraite ?

Infirmières à titre libéral

Si vous travaillez de façon indépendante, vous relevez pour vos retraites de base et complémentaires, du régime des professions libérales plus précisément de la CARPIMKO, la caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes. Il est nécessaire de justifier d’une expérience professionnelle de 3 200 heures d’exercices ou de 24 mois.

Infirmières salariées

Si votre employeur est un établissement privé (clinique, laboratoire, médecin…), vous êtes affilié aux régimes de retraite des salariés : CARSAT pour la retraite de base et ARRCO (+AGIRC si vous êtes cadre) pour les complémentaires. Il en sera de même si vous travaillez en tant que salarié, et non fonctionnaire dans un établissement public.

Infirmières de la fonction publique hospitalière

Si vous êtes infirmier de la fonction publique hospitalière (vous travaillez dans un hôpital public), vous relevez du régime de retraite des fonctionnaires, avec quelques particularités.
Les fonctionnaires hospitaliers sont affiliés au régime de base à la Caisse nationale de retraite des agents de collectivités locales et de la fonction publique hospitalière (CNRACL).
Depuis, la loi Fillion de 2003, les agents de la fonction publique hospitalière sont également obligatoirement affiliés à la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP).
Il existe une spécificité pour les retraites des infirmières de la fonction publique hospitalière : l’âge de départ dépend de la catégorie, « active » ou « sédentaire ».
Jusqu’en 2011, les infirmières de la fonction publique hospitalière, fonctionnaires de catégorie B faisaient partie de la catégorie « active » et avaient toutes la possibilité de partir en retraite anticipée.
Rappel : selon la loi, les emplois de catégorie « active » sont définis comme « présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles ». Ils permettent de bénéficier dès 57 ans d’un départ anticipé à la retraite. Tous les autres emplois sont dits « sédentaires » et ouvrent un droit à la retraite à 62 ans.

Mais en janvier 2011, suite à la réforme des études, tout a changé : les infirmières ont eu à choisir entre deux options :


            -rester fonctionnaire de catégorie B, appartenant à la catégorie « active », avec l’avantage de continuer à bénéficier d’une retraite anticipée (aujourd’hui 57 ans), ou
            -devenir fonctionnaire de catégorie A, avec une revalorisation de traitement, et intégrer la catégorie dite « sédentaire », avec pour conséquence de partir à la retraite plus tard (aujourd’hui 62 ans).


Ainsi, pour toutes les infirmières qui sont arrivées dans la profession avant 2011, selon l’option choisie à l’époque, l’âge requis aujourd’hui pour partir à la retraite à taux plein est soit de 57 ans, soit de 62 ans.
À noter : les infirmières nouvellement diplômées entrent directement dans la profession en catégorie A (retraite à 62 ans). Ainsi, à terme, il n’y aura plus d’infirmières en catégorie B dans la fonction publique hospitalière.
Vous pouvez calculer dès à présent votre retraite d’infirmière/infirmier  

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Ecrit par la rédaction de Simul-retraite.fr

 




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